Ereintées, les vagues se sont tues.
Seul, demeure le murmure doux de l'eau verte :
A mes oreilles, le chant de l'alouette.
Et cette limpidité, dans un souffle chaud me raconte ton histoire.
Tes peines, tes joies, tes déboires.
La vérité sort du crépitement des vaguelettes fines.
Sirène reine de ton monde, tu ne dis aucun mensonge ; beauté équivalente, nul n'a pu trouver. Ce que tu me racontes, personne ne le conte comme tu le fais.
Tes vapeurs salées me rappellent bien des souvenirs, tes éclaboussures froides me chantent bien des exploits.
Un requin doucement écarté par un dauphin
Joueur, s'approchant avec beaucoup de pudeur.
Poissons clown, Poissons perroquet et coraux
Baleines, et orques, rien de plus beau.
Virevoltent et dansent tes amis, avec joie. Amour et vérité en ton sein rayonnent. Le vaste champ d'émeraudes lui dans mon c½ur.
Et je rêve, et je rêve.
Je m'évade au creux de tes ondulations. Ta chaleur me réchauffe avec affection, comblant ce manque de compréhension.
Et ton histoire je me répète.
C'est alors que je me réveille, enveloppée par tes bras, enfouie dans des draps blancs.
La chaleur de ton corps endormi contre le mien, ma tête au creux de ton cou, je respire ton odeur, en silence.
Et je rêve, et je m'éveille, dans le paradis de l'amour.
J'ai pu en tirer ça, à mon grand étonnement.
