Toutes ces petites opales,
Et il y a les filles trop pâles
Qu'on ne voit même pas.
Ces filles toujours bien habillées
Toujours parfaites et maquillées
Celles que tous convoitent
Qui ont le monde à leurs pieds.
Et les autres.
Celles qu'on ne remarque pas
Les juste-ami, ces garçons manqués
Le shopping elles n'aiment pas,
Préférant le match du samedi.
Les filles au sourire éclatant,
Aux yeux si brillants
Qui ont ce qu'elles veulent
Rien qu'en le demandant.
Et les autres.
Qui cachent leur misère par un sourire
Et écoutent sans ciller leurs potes
Avec qui elles se tapent des barres de rire
Mais leur c½ur est en compote.
Il y a celles qui ont tout
Beauté, magnificence et perfection
Et celles qui n'ont que l'amitié
Celles trop vite oubliées.
Les juste-ami non reconnues
Qui dépriment au coin d'leur rue
Qui ne sont pas attirantes
Juste solitaires, différentes.
Ces autres à qui on ne dit « je t'aime »
A qui l'on confie tous les problèmes
Les juste-ami qu'on ne voit pas
Différentes, les aimer on ne peut pas.
Il y a les filles parfaites
A la peau dorée, si nette
Celles qu'on aime d'un coup d'½il.
Celles qu'on admire tout l'temps.
Ces petites fées de la beauté
Qu'on adule en un regard
Qu'on observe, l'air hagard
Toutes ses filles parfaites.
Et les autres.
Celles qui rient des vannes pourries.
Celles qui ne pleurent jamais.
Toujours, elles sourient
Avec leur bande de potes.
Celles qu'on tape dans l'dos,
Celles à qui l'on sert la main.
Toujours dans l'ombre du c½ur
Celles qu'on appelle « ma s½ur ».
Les juste-ami.
Trop oubliées.
Juste amis.
